Grasse cumule deux profils très distincts qui font d’elle l’une des villes du 06 les plus concernées par le chemisage. D’un côté le centre historique classé ZPPAUP, avec un bâti médiéval aux canalisations centenaires dans des murs épais soumis aux contraintes des Architectes des Bâtiments de France. De l’autre le pays grassois et ses bastides de standing à Mougins, Opio et Le Rouret, avec de longues canalisations enterrées sous des jardins méditerranéens que leurs propriétaires tiennent à préserver. Le diagnostic caméra préalable permet d’adapter précisément l’approche à chaque situation.
Le centre historique classé ZPPAUP : le chemisage comme seule technique compatible
Le vieux Grasse, autour de la cathédrale Notre-Dame-du-Puy (XIIe siècle), de la place aux Aires, de la rue Ossola, de la rue Mougins-Roquefort et des ruelles escarpées, est protégé par une Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager (ZPPAUP). Les bâtiments médiévaux et du XVIIe-XVIIIe siècle ont des canalisations très anciennes dans des murs épais en pierres calcaires. Le remplacement de canalisations dans ce secteur nécessite des autorisations architecturales complexes et risque d’endommager des structures historiques. Le chemisage entre par les regards existants sans toucher aux murs ni aux structures : c’est la seule technique compatible avec les exigences patrimoniales du vieux Grasse.
Les bastides et mas des collines : grandes parcelles et configurations atypiques
Mougins, Le Rouret, Opio, Valbonne, Le Bar-sur-Loup, Saint-Paul-de-Vence : les bastides et mas des collines grassoises ont souvent des canalisations enterrées sur de grandes parcelles aux configurations atypiques, parfois sur des terrains en pente. Ces propriétés de standing, souvent acquises par des familles étrangères (britanniques, suédoises, américaines), méritent des interventions soignées qui préservent les jardins méditerranéens et les terrasses.
Une eau influencée par le massif de Grasse et le Cheiron
L’eau de Grasse est influencée par les sources du massif de Grasse et du Cheiron. Dans les quartiers du centre historique alimentés par des sources locales, le TH peut être plus élevé (jusqu’à 30°F) et générer des dépôts dans les conduites des bâtiments anciens. Ce calcaire, combiné à la vétusté des canalisations en grès et en fonte, accélère leur dégradation.